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La vie est un cheminement spirituel ardu et long. Pour avancer sur ce cheminement spirituel, nous n’avons parfois pas besoin d’ajouter de nouvelles choses à nos sacs ; au contraire, nous devons nous débarrasser des fardeaux existants.

En Amérique des années 1840, il y avait un spectacle particulier sur la célèbre route de migration connue sous le nom de « Sentier de l’Orégon ». Les pionniers se dirigeant vers l’ouest vers une nouvelle vie ont dû alléger leurs wagons face aux conditions difficiles du voyage. Les bords de la route étaient jonchés de pianos précieux, de lourds meubles en chêne, de coffres anciens gardés depuis des générations, et de bibliothèques entières. Les gens ont dû abandonner ces trésors — symboles de leur passé — au milieu du désert pour survivre. Ces articles avaient de la valeur, certes ; mais ils étaient trop « lourds » pour être transportés pour le reste du voyage.
Cette métaphore du « Sentier de l’Orégon », que j’ai récemment découverte dans un article de Kaan Gülten, a illuminé mon esprit. Il comparait la tragédie des humains modernes à ces migrants portant des sacs invisibles sur leurs dos.
Cela m’a fait réfléchir aux lourds coffres que je porte encore dans ma propre vie. J’ai voulu ouvrir une fenêtre « spirituelle » à cette magnifique métaphore à travers le prisme du Développement Existentiel et du Spiritualisme Évolutionnaire. Les enseignements spirituels nous chuchotent : Si tu ne vides pas ce wagon, non seulement tu seras bloqué, mais le chemin lui-même disparaîtra.
Le fardeau le plus lourd : « Sacrifier la souffrance »
À quoi correspond ce lourd piano du Sentier de l’Orégon dans notre monde intérieur ? Selon G.I. Gurdjieff et P.D. Ouspensky, la réponse est saisissante : La chose la plus difficile pour un humain d’abandonner n’est pas ses plaisirs, mais sa « souffrance ».
Par une étrange mécanicité, les humains ne veulent pas abandonner leur chagrin, leur victimisation, et les injustices subies, car l’ego se nourrit de ces derniers. Ce cheminement spirituel difficile n’est possible que par « le sacrifice de la souffrance ». Tu ne peux pas atteindre une identité « libre » sans laisser cette identité de « victime » dans le désert.
Le paradoxe de la Tasse : « Si je verse dans le plein, cela ne prend pas… »
Pourquoi nous efforçons-nous tant de lâcher prise ? C’est ici que le « Paradoxe de la Tasse » apparaît. Nous avons besoin de l’eau (la nouvelle connaissance/évolution), mais notre tasse (l’esprit) est déjà pleine. Nos poètes populaires ont décrit cette impuissance comme : « Si je verse dans le plein, cela ne prend pas ; si je verse dans le vide, cela ne remplit pas. »
- Les Tampons (Le Couvercle de la Tasse) : Selon Gurdjieff, ce qui ferme la tasse sont les « Tampons ». Ce sont les excuses, les préjugés, et les mécanismes de défense que nous créons pour éviter la piqûre de la conscience.
- Oublier pour Apprendre : Le guide Silver Birch le résume ainsi : « Avant qu’ils ne puissent commencer à apprendre, il existe un stade d’oubli de ce qu’ils pensent savoir. »
Être enfermé dans le Bardo : « Confusion » (Teşevvüş)
Que se passe-t-il si nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces fardeaux ? Dr. Bedri Ruhselman, le fondateur du Néo-Spiritualisme, explique la dimension cosmique avec le concept de « Teşevvüş » (Confusion/Désorientation). Si un humain ne peut pas abandonner les passions mondaines et les vieux dossiers dans sa « tasse pleine », il éprouve une grande confusion après la mort. L’âme ne réalise pas qu’elle a quitté le monde physique et devient piégée dans une salle d’archives imaginaire créée par son propre esprit.
Blocage Énergétique : « Énergie Durcie »
Michael Newton et Silver Birch décrivent la plénitude du wagon comme un « blocage ». Silver Birch dit que le chagrin et le ressentiment créent des blocages dans son aura. Dans son livre Destiny of Souls, Michael Newton note que la colère forme des taches noires sur l’énergie spirituelle qui sont « durcies comme des œufs cuits ». Pardonner n’est pas qu’un choix psychologique ; c’est une détoxification énergétique.
La Solution : Libérer de l’Espace
Vider votre wagon est la première étape ; la suivante est de vous assurer que ce avec quoi vous le remplissez nourrit véritablement votre âme.
Dans son livre Creative Visualization, Shakti Gawain donne la formule avec la « Loi de la Vacuité » : Pour que de nouvelles et belles choses entrent dans nos vies, nous devons d’abord libérer de l’espace en abandonnant l’ancien. À moins que tu n’oses laisser ce « piano » (l’ancien) derrière toi, la fraîche énergie de l’univers ne peut pas circuler.
Conclusion : Cheminement Spirituel et Liberté
Les migrants dans l’article de Kaan Gülten ont probablement pleuré en laissant leurs pianos dans le désert. Mais ceux qui ont laissé les pianos sont ceux qui ont atteint le « nouveau monde ».
Videz votre tasse aujourd’hui. Allégez votre wagon afin que ce difficile cheminement spirituel puisse vous mener en toute sécurité à votre destination.
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Écoutez en Lisant
Astral Voyage — Voyage Sonore Hors du Corps
Lâcher prise et légèreté — séparation astraleé de la lourdeur — musique pour libérer les fardeaux et trouver la liberté.
Sonat Mundi — United Colours of Sound | Musique de méditation et de conscience